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Programme des rencontres "stages et précarité" du 6 au 11 février

samedi 4 février 2006

Rencontres

« Stages et précarité des jeunes »

Théâtre de verre, 25/27 rue de l’Echiquier, PARIS 10e



Lundi 6 février

17h-21h: Stages et contrats précaires. Vers la disparition des CDI ?

Discussions autour du projet de loi sur l’égalité des chances : CPE, stages, discriminations, ...

En présence de représentants des cinq principales centrales syndicales. M. Glayman (sociologue), M.Davidoff (Inspecteur du travail) et M. Gaudu(Professeur de droit social) seront aussi présents.



Mardi 7 février

18h:21h: Nouveaux précaires, nouveaux militants.

Les nouvelles formes de précarité et les nouvelles manières de la combattre.

Anne Rambach " les intellos précaires ", Evelyne Perrin, auteur de  "Chômeurs et précaires au coeur de la question sociale" et "Syndicats et collectifs faceà la précarité" sociologue, Isabelle Sommier

(sous réserve) Maître de Conférences de Science Politique, auteur de " Les nouveaux mouvements contestataires à l’heure de la mondialisation ", Stop précarité, AC, la Coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France, BAC, Annie Pourre de No Vox, Dal, doit devant, Vamos.



Mercredi 8 février

18h-21h: Les dérives du système d’enseignement supérieur.

Crise de contenu et opportunisme financier des organismes de formation.

Prof Hornn, Prof Chevallier, Président de Dauphine, DRH Kauffmann CIDJ, Prof Lubochinsky (programmation en cours)



Jeudi 9 février

18h-21h: Egalité des chances ?

Etat des lieux des conditions de vie des jeunes et topographie des discriminations sexuelles, raciales, culturelles, sociales, etc.

Avec Martin Hirsh, Ni putes ni soumises (programmation en cours), DRH radio France, SNJ, banquier, loca pass, parent, employeur, Mr Castel



Vendredi 10 février

18h-21h: L’entreprise c’est la vie ?

L’entreprise : impossible de faire sans, comment faire avec ?

(programmation en cours)Fabien Vinçon (réal M6) Recruteur de stagiaires, psy du travail, Catherine Halpern, Valérie Carman Medef, prof univ (Durand, Capron)



Samedi 11 février

18h-21h: Génération Précaire : une génération européenne ? (Les stages en Europe, les réseaux émergents et la tentation de l’exil.)

Avec Louis Chauvel + (programmation en cours) , le collectif Allemand, univ Italien, Journaliste Die Ziet, précarios Espagne

18h30 : Apéro-concert

1 Message

  • Les projets politiques sont rares, en voici un sensé lutter contre la précarité. Utopie ? Pourquoi ? A vous d’en juger.

    Introduction.

    L’état providence participatif : une jolie formule creuse de plus ? Une utopie sans lendemain ? Une fausse piste ? Ce n’est pas mon avis puisque je tente de développer ce projet depuis le début des années 1990 dans le but de proposer une alternative solidaire aux projets brutaux du libéralisme et du communisme. Il s’agit d’une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la laïcité et qui prétend pouvoir s’opposer efficacement à l’évolution communautariste spontanée en cours.
    Les points clés de ma démarche résultent de choix et d’observations. La solidarité et la liberté fondent mes choix. L’isolement des personnes est le point de départ de mes observations. La gratuité n’est peut-être pas inexistante, mais j’ai préféré construire sans jamais négliger la reconnaissance (au sens de la reconnaissance de ce qu’on apporte, pas de la reconnaissance de ce que l’on est). Comment mettre les connaissances et les compétences en « ingénierie sociale » au service des plus démunis, des moins autonomes ? Comment freiner concrètement le cancer de la marchandisation, qui envahit progressivement toutes nos sphères d’activité, sans porter atteinte à notre dynamisme ? Pourquoi laissons-nous détruire si passivement notre état providence ? Comment concilier progrès et solidarité ? Comment rééquilibrer le rapport de force travail/capital actuellement très défavorable au travail ? (A cette fin, il faudrait sans doute développer une nouvelle conception du syndicalisme aujourd’hui moribond, mais je réserve cette réflexion à un autre document).
    Voilà quelques uns des principaux thèmes qui sont développés dans les paragraphes qui suivent . Mes maîtres se nomment Proudhon, Fourier, Saint-Simon et Leroux pour la générosité de leurs utopies et surtout Gessel et Godin pour leur esprit pratique. Loin des utopistes, Keynes m’inspire un grand respect pour la démonstration qu’il a faite du pouvoir de l’état au service du plein emploi, tout en ne détruisant pas les forces vives de l’économie et parce qu’il a toujours été respectueux de la liberté des acteurs. Il doit passer pour un gauchiste aux yeux des libéraux d’aujourd’hui qui ne pensent qu’à réduire l’état à sa plus simple expression. La pensée de Keynes garde toute sa valeur subversive aussi bien pour les tenants du néolibéralisme que pour les tenants de l’économie planifiée (qui ne sont plus bien nombreux, il faut bien le constater).

    Trois principaux piliers participent à la construction d’un état providence participatif.

    Le premier pilier : la pluriactivité
    La division du travail est en train d’aller trop loin en envahissant le domaine social, avec en particulier ce qu’on nomme « le service à la personne » (la prochaine étape de l’extension de la division du travail portera-t-elle sur la procréation ? Après tout, il y aurait là un gigantesque marché parfaitement justifié par le besoin (fasciste) de performances de chaque société en concurrence avec toutes les autres. C’est du déjà vu mais qui sait ?). La mécanique à l’œuvre postule qu’un grand gisement d’emplois réside dans ce service à la personne. Si on créé des emplois, nous devrions réduire l’injustice sociale. Je vois trois principales questions à cet hyper développement qui me semble s’apparenter à un cancer social. Qui pourra bénéficier réellement de ces nouveaux services ? Les critères marchands appliqués à ce domaine ont-ils un sens ? Qui financera in fine cette activité ?
    Je propose de calmer l’extension de la division du travail grâce à un contrat de pluriactivité, accessible à celui qui le souhaite, permettant de répartir son temps reconnu entre activité marchande et activité de service à la personne. La structure prototype qui m’inspire est celle de la protection civile assurée par les sapeurs-pompiers (20000 professionnels et 200000 volontaires reconnus).

    Second pilier : une monnaie adaptée à l’activité sociale.
    L’individualisation du mode de vie fait que les « médias de reconnaissance » (comme l’argent est un média de reconnaissance) sont devenus indispensables pour orienter et soutenir les activités. On ne voit pas aujourd’hui comment on pourrait se passer de monnaie. Or la monnaie capitalisable porte en elle la marque du profit et des gains de productivité (ou de la croissance). Que signifie un gain de productivité dans le service à la personne ? Que le service se limitera à un échange marchand pour des acteurs en concurrence sur ce marché. Cette situation favorisera peut-être le développement des robots domestiques, comme cela a été le cas pour les autres activités marchandes. Je considère que l’aspect marchand du service à la personne est une caractéristique marginale, voire nocive, de cette activité. En conséquence, la monnaie capitalisable qui permet de grandes réalisations ne me semble pas adaptée au service à la personne.
    Je propose donc de développer une monnaie fondante pour couvrir le service à la personne qui nécessite essentiellement du temps et très peu d’investissements (à moins qu’on considère que les robots puissent se substituer à la relation entre les personnes !). Cette monnaie fonctionnerait en tandem, en complémentarité, avec la monnaie capitalisable dans la mesure où les domaines d’activité seraient assez biens définis.

    Troisième pilier : développer les structures collectives libres d’accès.
    Il est beaucoup question de la société de la connaissance dans les débats actuels. Il est dit que la société de la connaissance sera plus solidaire. Comment ? En facilitant l’accès à la connaissance pour tous. Il semble bien que le débat actuel sur les droits de téléchargement nous orientent vers un accès facile pour celui qui paie (et qui en a les moyens pratiques et intellectuels). La connaissance est depuis toujours un facteur d’autonomie, aujourd’hui plus qu’hier et sans doute moins que demain. La main invisible du marché peut-elle suffire à faire profiter à tous de la connaissance si mal répartie ? C’est sans doute vrai pour l’automobile ou le téléphone portable malgré quelques restrictions. On voit pourtant que les « restos du cœur » ne font qu’accroître leur activité. C’est que les principes du marché ne suffisent pas. Je note qu’il n’est pas besoin d’être ingénieur polyvalent pour conduire correctement une automobile. De même qu’il n’est pas besoin d’être architecte pour habiter une maison.
    Je propose que les élites mettent leurs connaissances au service de la société dans le domaine des structures sociales collectives. Les Kibboutz israéliens peuvent servir de prototype de structure. Ils ont permis à la société israélienne d’intégrer plus que n’importe quel autre système social sans pour autant que le collectivisme envahisse l’état. Ces structures collectives sont datées et localisées et ne peuvent être calquées de manière identique. Mais il me semble clair que nous avons un besoin urgent de création de structures collectives autonomes et libres d’accès pour garantir la solidarité à une masse croissante de la population de plus en plus en dessous des seuils de pauvreté matériels et culturels. Nous allons devoir accueillir de plus en plus d’immigrés pour compenser notre société vieillissante. Ces structures laïques ne seront pas inutiles si nous souhaitons poursuivre notre belle expérience laïque et décider de faire autre chose qu’une très probable organisation en communautés. N’en aurions nous pas encore eu assez de la Saint Barthélemy ?

    Voilà concrètement la principale mesure que je souhaite :
    Je souhaite pouvoir travailler ½ à 1 journée par semaine (durée à ajuster à l’issue d’un débat) dans le domaine de la dépendance (personnes âgées, handicapés, enfants) alors que mon contrat de travail de référence est passé avec une entreprise privée (ou l’administration, ou que je sois au chômage). Je souhaite que ce temps soit pris sur mon temps de travail marchand (ou...) et qu’il soit reconnu par une rémunération (monnaie fondante ?, Chèque Universel Emploi Service* ?) ou une indemnité ou des billets pour le ciné ou des bons d’achats etc....Je souhaite enfin pouvoir bénéficier de temps de formation pris en charge par l’entreprise ou la collectivité pour assurer correctement ce second travail.
    En y regardant d’un peu plus près, une telle proposition serait à même de réduire le chômage d’environ 6 à 8 points. Les "actifs" dépenseraient un peu de leur temps dans le domaine "social", ce qui créerait une aspiration des chômeurs dans le domaine "actif", sans créer de catégorisation du type "les bons dans le domaine marchand / les moins bons dans le domaine social".

    Voilà une proposition qui rentrerait dans le cadre de la pluriactivité et qui permettrait de développer une véritable économie plurielle à la base d’un état providence participatif. Les sapeurs pompiers (200 000 volontaires et environ 20 000 professionnels) ont déjà tracé un sillon pratique et juridique dans le champ de l’état providence participatif.

    *Le chèque universel emploi service devrait fortement aider au développement de l’activité "d’aide à la personne". Il ne s’inscrit pourtant pas dans une démarche d’état providence participatif mais oriente cette activité de façon marchande fortement subventionnée. En définitive il "nous" maintient dans notre culture de client vis à vis du domaine social et reste donc dans le cadre d’un état providence de clients. D’autre part il n’évitera pas la confusion des genres activité marchande/activité sociale, ni une catégorisation des actifs (tout à fait comme elle existe entre actifs du privé et actifs fonctionnaires à cause des fortes différences de statuts).

    Voir en ligne : ETAT PROVIDENCE PARTICIPATIF

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