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Le stage : une formation, pas de l’exploitation ![]() Plus d’1,2 millions de stagiaires en France Le chômage des jeunes ne cesse d’augmenter chaque année, et avec lui, le nombre de stagiaires. Pas étonnant : le stage est de loin le moyen le plus économique d’embaucher une personne. Il tend aujourd’hui à remplacer les premiers CDD et CDI des jeunes. Pourtant, le stage n’est pas un emploi mais une formation. Il est urgent de mettre fin à ce dumping social et de redonner sa vocation pédagogique au stage. C’est en refusant les emplois déguisés en stages que le travail des jeunes reprendra sa juste valeur. Ne vous bradez plus ! Selon l’article 6 du décret du 29 août 2006, un stage ne doit pas servir pour l’entreprise à :
Les secteurs à pièges Certains métiers ne devraient pas faire l’objet de stages car la formation n’est pas nécessaire : veilleur de nuit, caissier, serveur, vendeur, emplois saisonniers, etc. Exigez un contrat de travail ! De nombreuses écoles utilisent le système du partenariat entreprises pour accroître leur visibilité en "donnant" gratuitement leur main d’oeuvre étudiante, et fournit des sociétés comme la Fnac, Darty, Décathlon, en vendeurs stagiaires qui travaillent gratuitement en période de fêtes, persuadés, à 20 ans, qu’ils font ça pour leur bien, alors qu’ils détruisent l’emploi étudiant, l’emploi des chômeurs peu qualifiés, et leur propre emploi ! D’autres domaines d’activité sont connus pour recruter énormément de stagiaires et très peu d’employés : édition, culture, communication, journalisme… Le nombre de stagiaire est inversement proportionnel au nombre d’emplois : plus une branche d’activité propose de stages, moins elle recrute ! Ces secteurs : Évitez-les. Ne croyez pas les écoles qui vous font payer des sommes astronomiques en vous promettant un réseau : le réseau vous permettra de trouver un stage, mais pas d’emploi. |
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