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Après Publicis mercredi et l'ONG Planet
Finance jeudi, c'est l'INTEC (http://www.intec.cnam.fr/)
qui a reçu la visite
des stagiaires...
"L'Institut national des techniques
économiques et comptables - Intec - est un
établissement public d'enseignement supérieur, institut du
Conservatoire national des arts et métiers
- Cnam."
Pour les stagiaires, c'est également
une véritable fabrique de faux stagiaires, stagiaires post-diplômes et
autres inscriptions fictives.
En effet, pour la modique somme de 260€ soit
le prix de l'inscription à l'année (voir http://www.intec.cnam.fr/Brochure/inscriptions/Tarif2005.pdf), l'INTEC vous délivrera une belle convention de
stage-bidon, pour la durée de votre souhait. Comptabilité ou droit de
l'entreprise, peu importe puisqu'il s'agit officiellement d'enseignement à
distance...
Ainsi, d'après le responsable de l'INTEC qui a
bien voulu répondre à nos questions, ce sont 600 conventions de
stages qui sont signées chaque mois, sans volonté ou possibilité de
contrôle. A noter qu'a priori, l'INTEC souhaite évidemment que les stages soient
mieux contrôlés...
 Intervention anti livraison de convention de
stage de complaisance, par Generation-Precaire
Bien évidemment, ces frais
d'inscription alimentent le budget général de
l'institution. Les stagiaires, eux, paient... pour travailler
!
Pourquoi ?
Pourquoi est-il légal de
prendre un stagiaire pour remplacer un poste ? Pourquoi quelqu'un qui
travaille à longueur d'année devrait gagner moins que le RMI ?
Pourquoi est-il encore
légal de recruter 5000 stagiaires pour 38.000 salariés (cf la
Société Générale, d'après l'Express du 26
janvier)
Au nom de
quelle hypocrisie tolère-t-on un tel flou juridique, qui
entretient la précarité, sabre l'emploi des jeunes et des autres, mine la
réinsertion des chômeurs, favoriser une concurrence déloyale et
destructrice d'emplois ?
Pourquoi les
stagiaires ne sont pas reconnus comme des
travailleurs, au même titre que les apprentis par
exemple ?
Il manque 100.000 emplois "junior"
selon la Direction de l'Evaluation et de la Prospective du Ministère de
l'Education (DEP / MINEDUC)
Pendant ce temps là, ce sont
800.000 stages qui sont proposés aux étudiants, d'après
le Conseil Economique et Social (rapport août 2005) dont une part
malheureusement non quantifiable / quantifiée de
stages de plus de 6 mois, renouvelés sans
cesse, sans suivi pédagogique, ou post-diplômes !
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