La France compte autant de stagiaires que l’Allemagne d’apprentis, l’emploi des jeunes y est bien moins catastrophique, notamment parce que l’apprentissage permet des taux d’insertion à la fin du cursus de l’ordre de 80 % et le stage de moins de 10 % en moyenne... Comment arriver à augmenter les chiffres de l’apprentissage quand le stage le concurrence de manière aussi rude ?
Et si les 1,2 millions de stagiaires arrêtaient de travailler demain, combien d’entreprises se verraient bloquées dans leurs processus de production ? Déjà, plus de livres, plus de luxe, plus de spectacle vivant, des cabinets de recrutement déserts, les locaux appauvris dans les SSII et les cabinets d’avocats, oui mais... Pourquoi vouloir réformer ?
La réforme de l’université tente de professionnaliser l’enseignement supérieur ? En réalité, les enseignements demeurent, le volume diminue, la formation professionnelle n’est appuyé que par un volume croissant de stages, difficiles à trouver lorsque l’on est en Licence, beaucoup plus faciles lorsque l’on a déjà trois stages à son actif ! La réforme permet juste d’augmenter le nombre de stagiaires, mais pas une véritable intégration du jeune, ou encore une réelle réflexion sur le statut du stagiaire en entreprise et sur le rôle des organismes de formation...