Nicolas Sarkozy a dévoilé le 1er mars les grandes lignes de son plan d’action pour l’emploi. Or une bonne partie des mesures annoncées n’est pas nouvelle, soit parce qu’elle a déjà fait l’objet d’un discours de Nicolas Sarkozy, soit car il s’agit d’une mesure déjà mise en place, puis abandonnée, et dont il annonce le retour...
L’université Paris 12 Créteil (U-pec) a été la première à lancer une véritable étude sociologique sur la gouvernance des stages et notamment, sous la houlette de Dominique Glayman, a organisé un colloque sur la gouvernance des stages en juin 2010. A cette occasion nous avons pu rencontrer des responsables d’organismes de formation en quête d’un vrai encadrement des stages qu’ils proposent à leurs élèves, ainsi que des études sur la souffrance au travail des stagiaires.
L’Etat est loin d’être l’enfant sage du stage. Les premiers stages abusifs dénoncés ont été notamment réalisés au sein des services consulaires à l’étranger (ambassades, instituts français, chancelleries). Mais l’Etat, s’il a légiféré en 2006, a attendu 2009 pour étendre - partiellement - la gratification à ses services...
Sont visés : les entreprises, l’Etat, les organismes de formation (écoles et universités), les stagiaires eux-mêmes, leurs parents. Ce sont les mauvaises pratiques de chacun de ces acteurs qui ont contribué à faire aujourd’hui du stage un élément contraignant et pervers du paysage économique et social français, ce sont donc tous ces acteurs qui doivent modifier leurs comportements.
Après avoir obtenu grâce à notre mobilisation la loi sur l’égalité des chances, nous avons clarifié nos propositions, qui ne se bornent pas à dénoncer les pratiques des entreprises et la précarisation des jeunes, mais aussi sont de réelles réformes, possibles et concrètes !
Stagiaires dans les administrations centrales : vers plus de transparence ?
Génération Précaire a été reçu par le chef de cabinet du Ministre de la Fonction publique, monsieur Jean François Moniotte en présence de responsables du statut général de la fonction publique et de la DGAFP.